When I came to Copenhagen, in the end of february 2007, i got totally struck by all the "69" graffiti written all over town.
Different handstyles, clearly differents authors. As i haven't heard yet about "Ungdomshuset", I totally fantasized a new sexual revolution in Danish society.
(i put a short text down the pictures explaining more what happened in the beginning of march 2007 in Cph)
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En arrivant à Copenhague fin février 2007, je suis frappé par le nombre de graffiti "69" taggé partout sur les murs de la ville.
La diversité des styles souligne très clairement que leurs auteurs sont tous différents. N'étant pas au courant (encore) de la polémique autour de "Ungdomshuset", je fantasme avec beaucoup d'excitation une nouvelle révolution sexuelle dans les moeurs dannois.
(vous trouverez après les images ci dessous un court texte relatant des évenements de mars 2007 à Copenhague)



























Ungdomshuset
Ungdomshuset (literally "the Youth House") was the popular name of the building formally named Folkets Hus ("House of the People") located on Jagtvej 69 in Nørrebro, Copenhagen, which functioned as an underground scene venue for music and rendezvous point for varying autonomen and leftist groups from 1982 until 2007 when—after prolonged conflict—it was torn down, and later also for its successor, located on Dortheavej 61 in the adjacent Bispebjerg neighbourhood. Due to the ongoing conflict between the municipal government of Copenhagen and the activists occupying the premises, the building on Jagtvej was the subject of intense media attention and public debate from the mid-1990s till 2008.
Police started to clear the building early on Thursday, 1 March 2007. Demolition began on 5 March 2007 and was completed two days later.
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De violentes émeutes ont frappé du 1er au 3 mars 2007 le quartier Norrebro de Copenhague, dans la capitale danoise. Des manifestants s'en sont pris aux forces de l'ordre, suite à la décision de la mairie d'expulser des squatteurs d'un immeuble converti en maison des jeunes depuis 1982. Ces maniestants ont transformé ce quartier de la ville en véritable zone de guerre selon les policiers, qui ont répliqué par l'utilisation de gaz lacrymogènes. Selon Radio-Canada, le noyau dur des extrémistes a allumé des incendies, érigé des barricades ainsi que bombardé les officiers de police de pavés et de cocktails Molotov.
Le bâtiment, construit en 1897 sous le nom de « Folketshus », a accueilli de nombreux mouvements travaillistes et féministes au cours de son histoire. C'est seulement depuis 1982 que la bâtisse est devenue un centre culturel pour artistes, anarchistes et groupes de gauche. On a même décrit ce lieu comme « le foyer et le symbole depuis 25 ans de la culture underground du Danemark ». Des artistes tels Nick Cave et Björk ont d'ailleurs déjà performé dans ce lieu mythique de la capitale danoise.
Squattée depuis les années 1980, la maison des jeunes a été acquise il y a sept ans par une congrégation religieuse. Ruth Evensen, la responsable, a affirmé que la structure était irrécupérable. C'est donc en raison des coûts trop élevés de rénovation que Mme Evensen a décidé de détruire la bâtisse, refusant d'annoncer les projets futurs pour l'emplacement. Soulignons que selon les actualités de RFI, « l'Église libre du Danemark » serait davantage une secte religieuse qu'une congrégation, comme le prétendent les autorités locales.
Une importante mobilisation
Il y a plus de 13 ans que les autorités danoises n'ont pas eu à gérer pareils affrontements. Il faut remonter jusqu'au 18 mai 1993, soit au moment du référendum sur l'Union européenne. Les manifestations ont débuté le 14 décembre 2006, lorsque la cour ordonna l'éviction des occupants de la bâtisse ainsi que sa destruction. Environ 300 arrestations ont été dénombrées lors de cette première vague d'émeutes. Pour les journées du 1er au 3 mars, le nombre d'arrestations se chiffre à environ 643 personnes, dont 140 ressortissants d'autres pays d'Europe et des Etats-Unis. Parmi ces derniers, se retrouvaient 20 Suédois, 20 Norvégiens et 25 Allemands. Les autorités danoises ont dû refouler plusieurs personnes à leurs frontières et demander assistance auprès de corps policiers étrangers. Au total, plus de 2000 personnes se sont déplacées afin de venir appuyer les manifestants et leurs revendications. Malgré les demandes formulées par les squatteurs, les conseillers municipaux n'ont pas trouvé d'autre bâtiment pouvant les accueillir.
Les autorités prennent position
Flemming Steen, porte-parole de la police de Copenhague, a déclaré « que la police avait fait appel à des renforts venus de tout le pays afin d'empêcher une éventuelle escalade de la violence ». Pour sa part, le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, a condamné les actes posés par les manifestants. Issu du parti néo-libéral conservateur, M. Rasmussen a pour ambition de mettre fin à l'expérience alternative du quartier Norrebro. Cette partie de la ville est située près de l'enclave Christiana, une ancienne base militaire désaffectée et habitée par des hippies depuis les années 1970. Surnommé « Freetown », ce quartier, où circule une quantité importante de drogue, est dans la mire de Rasmussen et de son gouvernement depuis le début de son mandat.
C'est le lundi 5 mars, dans une ambiance chaotique, que la destruction du bâtiment a eu lieu. La police a dû intervenir afin de calmer certains manifestants tentant d'intimider les forces de l'ordre. Il faut dire que le scandale entourant les caricatures de Mahomet en 2006 a sérieusement affecté la confiance des autorités danoises. Prônant autrefois l'indulgence et tolérant la marginalité, Copenhague a attiré l'attention du monde entier en ce début du mois de mars. Les Danois acceptent cependant difficilement le refus de faire des compromis.
ref: BBC News, GALIPEAU, LA PRESSE CANADIENNE, RFI
